Le moment est finalement arrivé de quitter Pokhara pour se diriger vers Kathmandu. Le départ s`est fait tôt le matin, afin d`arriver vers la fin d'aprem à la capitale. De la "gare routière", on s`est dirigé vers le comptoir d'achat des billets, on les a pris et on s`est ensuite empressé de trouver notre bus parmi les centaines de bus stationnés sur le parking en terre et caillouteux. Une fois avoir trouvé le bus et s'être assis dedans, nous nous sommes mis en route pour un voyage de 7 heures sur les routes népalaises, ce qui implique quelques frayeurs, lorsque par exemple notre bus en double un autre dans un virage alors qu'un 3ème arrive en face à toute allure...
Enfin, on est encore vivant lorsqu'on arrive à kathmandu vers 16h environ. Après avoir récupéré nos sacs, avoir jetté un rapide coup d'oeil a notre carte et notre boussole, on se dirige vers Thamel, quartier réputé assez touristique mais dans lequel on pense pouvoir trouver un hôtel assez facilement, ce qui ne va pas être le cas. En effet après avoir marché 3heures a travers kathmandou et être arrive a Thamel, la plupart des hotels se sont avérés être pleins ou trop chers. Pure coïncidence du voyage, en pleine rue bondée de monde, on croise Phil, Wendy et Viktoria qui se promènent dans le quartier. Après un bref échange en anglais, Phil se propose de nous amener a son hôtel en espérant qu'il restera une chambre...mais non. Du coup on est allé dans l'hôtel d`à cote le Potala guesthouse, un peu plus cher mais bien place et puis on avait plus trop le choix. Ze piaule basique : une chambre, 3 lits, un interrupteur ! Rendez vous est pris pour tchaper un morceau avec les 3 compères et la, rebelotte, qui c`est que l'on croise dans la rue?...Eric le strasbourgeois du début!! Ce genre de coïncidence c`est vraiment trop drôle. Eric était à kathmandou depuis quelques jours et avait plutôt l`air de s`y sentir bien vu son smile! En route il a rencontre un couple de toulounnais qui nous ont ensuite rejoints a l'hôtel, ou plutôt dans le lounge de l'hôtel ... 1ere vraie soirée francophone depuis longtemps et honnêtement on s`est bien marré! C`est fou tous les trucs qu'on avait à se raconter après seulement 3 semaines de voyage, les petites anecdotes, l'expérience des trains, des bus, des rencontres...
Le quartier de Thamel ressemble à un vrai petit labyrinthe ou chaque cm2 de façade est occupé par une échoppe, un resto, une agence de trekk et des centaines de panneaux, d'enseignes qui donnent un léger cote uniforme au quartier.On peut trouver de tout assez facilement. L'endroit reste cependant assez laid mais les quelques hôtels bouddhistes fleuris, construits sur le trottoir et le va et vient incessant de toutes sortes de véhicules nous rappellent qu'on est a kathmandu.
La visite de la ville débute avec Pashupatinath, le plus grand temple hindou du Népal, dédié a Shiva. Ce lieu est vraiment prenant. Il se compose de plusieurs temples dont un reserve exclusivement aux hindous, des ghats (escalier plongeant) bordent une petite rivière contenant au moins 500000 bactéries au cm2 !! Les hindous y font leur ablutions et procèdent à des cérémonies de crémation. Les corps sont recouverts de fleurs et de feuilles de palmier puis sont amenés sur un bucher allumé par le fils du défunt. Celui ci (pas le défunt) doit se raser la tête en signe de deuil par tradition. Émouvant. Sur place, des pratiquants, des touristes, des saddhus et des singes, pleins de singes, d 'ou le surnom du temple : le monkey temple.
On se met ensuite en route pour Bouddha, quartier bouddhiste (non sans dec' ?!) ou se trouve une immense stupa. Pour s'y rendre, on prend pour la première fois un micro-bus. Ce sont de vieux mini-vans 10 places dans lesquels on s'entasse allègrement à 20 personnes!
La circonférence de la stupa est vraiment impressionnante, environ 400 m. Les pèlerins ou les simples passant, croyants ou non, tournent autour de l'édifice en sens unique, celui des aiguilles d'une montre. Sur les murs sont incrustés des moulins à prières qui se tournent dans le même sens. Le flot de croyants est incessant et s'y mêlent moines en toge rouge (grands amateurs de mp3!), des touristes, des habitants de kathmandu, bref comme d'hab une grande diversité de personnes que rassemblent les valeurs pacifiques du bouddhisme.
Le but de notre venue a Kathmandu est de rencontrer le coordinateur du WWOOF au Népal afin qu'il nous renseigne sur notre stage en agriculture bio. Comme au Népal, visiblement tout n'est jamais très clair, c'est finalement sont gendre qui vient a notre rencontre. Il s'appelle Sures. Jeune, dynamique souriant, prof d'anglais dans une école privée. Il nous "invite" chez lui. Petite maison assez simple. Il vit avec sa femme, sa soeur et sa mère. A peine arrivés il nous installe devant la télé qu'il allume avec une pointe de fierté assez explicite. Le repas se prend entre hommes, a la table. Les 3 femmes nous servent un bon dhal baat des familles. C'est le plat traditionnel et 20 millions de Népalais en mangent tous les jours. Dhal veut dire lentilles et baat riz. Donc du riz aux lentilles agrémenté de quelques pommes de terre au curry, des épinards (dedicacé a toutes les mamans) et des pickels pimentes (on est presque sur que pickels c'est radis). En tout cas c'est open et la mère fait déborder l'assiette de rab'. Entre le service, les femmes regardent, scrutent les petits occidentaux qui mangent avec les doigts. Le rôle de la femme prend la tout son aspect traditionnel, mais ça surprend quand même.
Petits tracas administratifs, il faut qu'on étende nos visas a l'immigration. Arrivés à l'intérieur du bâtiment accompagnés de Sures, un type nous donne les papiers pour l'extension et encaisse le prix du visa. Premier hic, le visa coute le double du prix normal et second hic, comme des nuls on lui a déjà passe les roupies sans se rappelle que le pays reste bien touche par la corruption. On en touche 2 mots a Sures qui part de suite se renseigner auprès de vrais fonctionnaires. Effectivement y a embrouille le gars s`est goinfré une énorme com. C`est, selon lui, le prix à payer pour que ça aille plus vite. Le ton monte légèrement et l'officier nous demande de régler ça dehors... Il faudra le metre 88 de pierro qui serra le poing pour qu'il rende la monnaie, on a vraiment eu chaud...
Le lendemain le Wwoof commence avec la rencontre Dorjee Sherpa, le chef népalais du projet de développement. Comme son nom l`indique, il est sherpa bouddhiste. Surprise trois autres wwoofeurs sont sur le coup, un couple d`australiens, Liz et Justin 25 et 49 ans et Matt un américain de 25 ans. Ce dernier est au courant du projet, il est même déjà allé au village. Il nous explique qu'en fait, le projet ne consiste pas vraiment à développer l'agriculture durable mais a construire une école. Tout à la maçonnerie !!! Le bus par dans 10minutes et on n`a plus vraiment le choix. c`est parti. Chauds comme la braise, on monte dans le bus qui doit nous amener a destination et franchement on a bien cru qu'on y arriverait jamais. Le bus avance tant bien que mal sur une piste qui serpente entre les rizières. La vue des roues qui frôlent le ravin donne quelques sueurs froides et c`est comme ça pendant 4 heures ! Stop dans un petit village pour déjeuner , comme d`hab un dhal baat... On change de bus et c`est reparti pour 3 heures jusqu'au village de Dhap (Amsterdhap...) ou on passe la nuit. L'équipe du wwoof se compose donc du couple d`australiens, du ricain, de Dorjee de son cousin Tsiring de Tashi le cuistot et nous, le french group.
Le lendemain, levés a 5h pour rejoindre a pied le village. Le départ se fait de nuit car il y a 7 heures de marche. Une sorte de mini trek a travers une vallée bien encaissée qui offre des paysages a couper le souffle. Sur chaque versant sont implantées des cultures en terrasses surplombées d`une foret dense d'ou l'on aperçoit quelques singes. On a traversé des ponts en bois soutenus par des câbles, qui tanguaient à notre passage. Un torrent s'écoule au milieu de la vallée et des cascades tombent à pic sur 50m de dénivelé. C`est grandiose et en plus il fait beau. Jusqu'ici tout va bien, la dernière heure, en revanche, laissera de bon souvenirs a nos mollets. Ça grimpe sec, vraiment sec. Différents groupes se sont improvisés pour gravir cette dernière montée avant le village qui se situe tout en haut a environ 2300m d`altitude. Matt, habitué pour y avoir passe déjà 15 jours, est arrivé et de loin, le 1er. Anto et Zyz sont, quant a eux bons seconds mais déjà a 30 minutes de Matt. Vous connaissez Pierro ce fainéant, la flemme de grimper retrouvé dans le 3eme groupe, au bout du rouleau avec Justin , les porteurs et Tsiring. Enfin Liz et Dorjee, qui la soutenait, car elle était vraiment ou bord de la rupture, fermaient la marche. Une fois au village, Gangkharka, nous avons assisté a une cérémonie familiale pour célébrer un anniversaire de mariage de la sœur de Dorjee. Ambiance bouddhiste a souhait avec des lamas (moines bouddhistes) qui entonnaient des prières en tibétain de manière discontinue... on est alors le 27 novembre.
La suite ds le prochain episode...
dimanche 8 mars 2009
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